«Les Milles et Une Petites Histoires»
Pillon Valérie, Bonfiglioli Laura, Esmaeeli Haniyeh.
Exposition du jeudi 22 avril au 30 avril 2010
au Point d’eau à Oswald
17 allé René Cassin- Oswald.
Vernissage le jeudi 22 avril à 21h45.
Les artistes exposants:
Pillon Valérie est née à Paris en 1975. Elle vit à Hurtigheim et poursuit un
Master 1 en Arts Visuels à Strasbourg. Récemment, on a pu voir son travail
à la galerie Quedar à Strasbourg lors d’une exposition personnelle en
février 2010. Lauréate d’un appel à projet «Jeunes Artistes», lancé par la
galerie, elle présentait des «objets tridimensionnels» témoignant de l’évolution
de son travail vers un croisement des genres (entre peinture et volume).
Bonfiglioli Laura est née à Chalon sur Marne en 1988. Après une Licence
d’Arts Visuels à Strasbourg, elle continue son Cursus universitaire.
A travers différents médiums comme la photographie ou la couture, sa démarche
la conduit à réaliser différentes installations ou suspension où le
spectateur cherche son chemin.
Elle est régulièrement amenée à travailler en collaboration avec Valérie
Pillon dans le cadre de ses études et prépare une exposition en décembre
2010 à la libraire Kléber à Strasbourg avec elle. Leur similitudes et leurs
différences dans leur travail apporte à chacune singularité et écho à
chaque rencontre.
Esmaeeli Haniyeh est née à Téhéran, en Iran en 1982. Elle effectue une
Licence de Graphisme à l’université de Soureh à Téhéran et participe au
sixième et septième festival de photographie Abrang en 2006 et 2007 où
son travail sera sélectionné. Elle se qualifie également aux finales de
Ebda’a Awards 2004 en catégorie de photographie digital. Les contes des
«Mille et une Nuits» sont pour elle une source d’inspiration constante. Elle
nous offre ses visions de la beauté féminine à travers les âges et les paysages.
L’exposition «Les mille et une petites histoires» réunit trois jeunes plasticiennes
dont les démarches se croisent et se distinguent.Toutes trois empruntent
des références à leur patrimoine culturel respectif pour porter un
regard singulier sur le monde.
La pièce de théâtre «Les Soeurs Mézière» de Thierry Simon sont l’occasion
pour elles de mettre en commun leur approche et de mêler leur displine
plastique à une histoire mise en scène au théatre.
Une histoire qui ressemble pour le moins à un conte qui révèle ou qui
cache de petits secrets de famille. Des passages entre l’intime et le
monde extèrieur sont ouverts, des passerelles entre le passé et le présent
nous invitent à un cheminement pour faire notre propre expérience et
peut-être notre chemin local nous renverra à un territoire universel.
Esmaeeli Haniyeh
Les connaissant depuis mon enfance, «Les Mille et Une Nuits» ont été
une source d’inspiration pour moi. Toutefois, à l’âge adulte, je me suis interrogée
sur les définitions données pour les femmes à la relecture de ces
contes. Les femmes y sont décrites en trois cycles. Les jeunes filles sont
séduisantes de par leur jeunesse et leur virginité, les femmes mûres sont
au sommet de leur beauté séductrice, les vieilles femmes n’ont plus d’attrait
sexuel et elles sont décrites comme malveillantes et méchantes. Mon
travail tente de proposer d’autres facettes de cette vision réductrice de la
beauté féminine. La différence de description entre les hommes et les
femmes faite dans les contes des «Mille et Une Nuits» réduit les femmes à
leurs attributs sexuels. Ce qui m’amène à porter un jugement sur la misogynie
d’une société dans ma démarche plastique.
Pillon Valérie
Mon travail propose une mise en scène narrative d’éléments fictifs et de
fragments de réel. La narration s’installe par le cheminement du spectateur,
guidé par la succession d’objets en volume qui se font écho par l’écriture
et les correspondances graphiques. Le travail constitue des imagesmémoire
qui mêlent le présent au passé. Le présent ne se présente plus
alors sous la forme traditionnel d’un écoulement mais il s’imbrique à d’autres
éléments plastiques pour former un ensemble de stimulus envoyés au
spectateur. Deux sortes de narrations s’imbriquent, la narration falsifiée et
le récit véridique pour rendre indiscernable le réel de l’imaginaire, le vrai
du faux, l’objectif du subjectif. Ma volonté est d’évoquer des sentiments,
des émotions communes à une mémoire collective. Dans une interview
réalisée pour «Le Cercle de Minuit», en 1996, Christian Boltanski décrivait
l’artiste comme vecteur de stimulus, il deviendrait le désir de celui qui regarde
l’oeuvre. Le spectateur devient celui qui reconstruit l’oeuvre avec
son passé. Il nous faut alors reconnaître et non pas découvrir.
Laura Bonfiglioli:
Ma pratique de l'installation porte, de façon générale, une réflexion sur la
vision édulcorée du monde de l'enfance. Je travaille notamment sur le lien
ambigüe qui existe entre le monde des enfants et celui des adultes. Mon
travail plastique joue beaucoup sur les oppositions de matières (tissus,
sacs poubelle, cartons...) réalisées essentiellement par le biais de la couture.
Visuel disponibles des réalisations plastiques :
Pillon Valérie
« Epouvantail à souvenir » , 2010 Tissu et impression d’images, 1m/90cm.
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